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Historiques des 9 communes

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Le pays de Garonne et Gascogne regroupe les neuf communes suivantes:

Aucamville  Beaupuy Bouillac Bourret  Comberouger Mas Grenier Savenes Saint Sardos Verdun sur Garonne

 

AUCAMVILLE

Au sud du canton, la commune d'Aucamville est arrosée par le Marguestaud et le ruisseau Saint-Pierre-de-Merdans, petits affluents de la Garonne. Une première agglomération se développa au XIe siècle, au niveau du cimetière actuel. Détruite lors de la guerre de Cent Ans, le site fut délaissé et un nouveau village, avec son église, s'implanta à environ 500 mètres plus au sud.

 

 

Eglise Saint-Barthelemy - XVIe siècle (monument historique)

 

Edifice de style gothique méridional en brique, il se distingue par une belle nef de cinq travées voûtées d'ogives. Le portail occidental en arc brisé du XIIe siècle possède 4 chapiteaux de tradition romane ornés de monstres affrontés. Le clocher mur a été construit en 1830 après l'effondrement d'un clocher toulousain haut de 49 mètres. 

Chapelle Saint-Jean - XVIIIe siècle

(direction D52 vers Verdun, la 2e à droite, passer le ruisseau du Marguestaud, au croisement chapelle sur la gauche)
Ancien lieu de pèlerinage important, les fiévreux s'y rendaient le jour de la Saint Jean-Baptiste. Ils devaient jeter quelques pièces dans la source de Laparra et s'en retourner sans regarder en arrière. Cette chapelle, construite en terre en 1713 à l'emplacement d'un édifice beaucoup plus ancien, constitue un exemple typique de ce genre de construction dans la région.

 

BEAUPUY 

 

Situé au XIe siècle à l'emplacement de l'actuelle chapelle du cimetière, le village fut transféré au XIVe siècle autour du château des seigneurs de Beaupuy, pour des raisons de sécurité. Construit sur un promontoire particulièrement agréable, il offre un très beau panorama sur la vallée de la Garonne.

 

Eglise  Saint-Pierre - XVIIIe et XIXe siècle

Ruinée pendant les guerres de Religion, elle fut rebâtie provisoirement au XVIIe siècle, puis reconstruite en 1865. Lutrin en bois et cuir de Cordoue  (XVIIe) / Pieta en bois doré (XVIIe)

Chapelle Du Cimetière - XVIIe

La première chapelle construite au XIe siècle par les moines du Mas-Grenier, subsistera après le transfert de la paroisse jusqu'au XVIe siècle, période de sa destruction. Elle sera relevée au XVIIe assez pauvrement, en terre battue. Retable de style baroque en bois doré et peint (XVIIIe) / Tabernacle en bois doré décoré de l'Agneau Pascal (XVIIIe) / Banc d'église (XVIIe) / Balustrade de communion en bois (XVIIIe).

 

BOUILLAC

Un des plus grands ensembles monastiques de la Chrétienté s'est développé sur le territoire de Bouillac:

Abbaye Cistercienne de Grandselve

Elle doit son nom  à l'immense forêt 'Grandis Silva' au coeur de laquelle elle était située. Fondée en 1114 par Géraud de Sales, l'abbaye fut d'abord sous l'autorité de Cadouin en Périgord, puis en 1145 elle devint Cistercienne. Propriétaire d'immenses territoires (grâce aux dons), elle avait  également une importante activité commerciale facilitée par son contrôle sur le port de Verdun-sur-Garonne.

Elle fonda en pariage avec le roi de France les Bastides de Beaumont-de-Lomagne (1279) et Grenade-sur-Garonne (1290). Créa le collège Saint-Bernard en 1281 dans le cadre de l'Université de Toulouse. Elle fut une des plus célèbres et des plus florissantes abbaye de tout le Midi. Le 21 août 1791, l'abbaye est vendue comme bien national et démantelée de 1793 à 1815. Seule la porterie sera épargnée. Pour plus d'informations:www.abbayedegrandselve.com 
Pendant la saison estivale, vous pouvez profiter des dates d'ouvertures réservées aux visites guidées.Voir le calendrier des manifestations


Pavillon - XVIIIème siècle

La porterie moderne remonterait à 1727. Une haute porte cochère, à présent murée, s'ouvrait dans le corps central, encadrée de deux ailes basses avec deux portes latérales. A ne pas manquer sur le site :  un pigeonnier octogonal du XIXème siècle. 
  
 
 
Eglise Notre-Dame - XVIIème

L'énorme clocher mur, classé Monument Historique, est certainement l'un des plus beaux du Tarn-et-Garonne avec ses 5 arcades garnies de cloches, chacune répartie en 3 niveaux. Il se termine avec un pignon triangulaire flanqué de pyramides.
La visite de l'église est libre et gratuite tous les jours à partir de 10 heures.

 
Le 'Trésor' de l'abbaye de Grandselve

7 reliquaires de vermeil du XIIIe, spécimen de l'art languedocien en matière d'orfèvrerie religieuse sont à découvrir à l'église Notre Dame de Bouillac. Les pièces de ce trésor sont fréquemment prêtées dans les principaux musées des plus grandes villes du monde : Rome, Tokyo, New-York, Paris, Vienne.... Elles sont exposées à l'intérieur d'une vitrine dans la chapelle de droite (Petit livret descriptif en vente à l'église). En bordure de la rue principale, près de l'église, également en provenance de Grandselve, une croix en fer forgé avec deux des instruments de la Passion.

 

BOURRET

Au XIIe siècle, la population était regroupée autour du château qui appartenait à une famille du nom de Bourret (Borella) ; il se situait alors sur le promontoire escarpé qui domine le fleuve. Le démantèlement du château au XVIIe siècle et l'incommodité du site provoquèrent le déplacement définitif du village.

Eglise Sainte Croix  XIXème siècle

Bâtiment en brique de style néoclassique.Cuve baptismale en plomb (XIVe, classée Monument Historique) - Maître-autel de marbre blanc en forme de tombeau. 

Le Pont Suspendu sur la Garonne XXème  siècle

Classé Monument Historique, il est construit de 1912 à 1914 selon le procédé  'Gisclard' (2  ponts en France), il mesure 173 mètres de long. Le premier pont, édifié de 1837 à 1839, fut appelé 'Clé d'Espagne' car cette voie conduisait vers la péninsule ibérique.
 

Chapelle Notre-Dame des Gabachous  XIXème siècle
                                                                    

         
          


          (Traverser la D928, direction Cordes-Tolosannes, prendre de suite à gauche) 

          En Gascogne, les Gabachous désignaient les non gascons.

          Une légende attribue à Saint-Bernard la fondation de cette chapelle.

          Le premier édifice aurait été construit sur le plateau par les laboureurs. 

    

 

COMBEROUGER

Le nom gascon de Combaroger, prononcé 'coumborouger' fut attesté par le Pape Innocent II en 1142. Cette grange monastique bâtie par les moines de l'abbaye voisine servit à entreposer les récoltes. Une population nouvelle se constitua, attirée par les offres de travail. Ainsi naquit le village ! Officialisé en 1282, il peut se prévaloir d'un titre de gloire original : ce fut la seule grange de Grandselve à être devenue une bastide.  


Légende locale

D'où vient le nom de Comberouger ?       
En ce temps là, les habitants vivaient au coeur de la Grandis Silva (la grande forêt), non loin des rives du Lambon. Comme à l’accoutumée, les femmes du village venaient faire leur lessive dans le ruisseau, quand soudain elles furent attaquées par des moines de l'abbaye de Grand Selve, qui les violèrent. Laissant là les pauvres femmes, ils continuèrent leur chemin pour aller fonder la ville de Beaumont-de-Lomagne. Les maris furieux se cachèrent près du pas du Lambon et attendirent patiemment le retour des moines. Le moment venu, ils se ruèrent sur les religieux et les massacrèrent. On appela alors ce lieu  la 'Combe Rouge'.

 


Personnage célèbre

De 1893 à 1908, l'école de Comberouger aura la chance d'accueillir un des plus importants écrivains de langue d'oc, poète et prosateur, fondateur de l'occitanisme : Antonin Perbosc (1861-1944), qui fera recueillir par les enfants les très beaux contes du Lambon (Contes de Gascogne par Suzanne Cézerac édition 1954).

Eglise  Saint-Barthelemy - XIXe

Edifice de style néogothique.

Cuve baptismale (XVIIe) 

Maison à Arcades - XIXe
Place de l'église. Les balustres sont en terre cuite et l'auvent du toit repose sur des piliers de bois. 

 

MAS GRENIER

La commune de Mas-Grenier, appelée aussi jusqu'au XIXe Mas-Garnier, Mas de la Cour ou Mas de Verdun, doit son origine à une abbaye bénédictine dédiée à Saint Pierre, fondée au Moyen Age. Elle devint avec la Réforme une des huit places de sûreté accordées aux Protestants de France par le roi Henri III. Le culte catholique fut rétabli en 1600. 

Eglise Saint-Jacques - XIXe 

Du mobilier ancien, daté du XVIIIe, ont été conservés : une crédence de style Louis XV en bois doré, un chandelier pascal en bois doré,  deux tableaux sur toile : Annonciation et Crucifixion. 

Halle - XIXe

Bâtiment de style néoclassique en brique, de plan rectangulaire, ouvert sur deux côtés par de grandes arcades en plein cintre. 

Couverts de la Place  XVIIe et XVIIIe 

Suite d'arcades en plein cintre ou en anse de panier entourant la place sur trois côtés.

 

 

SAVENES

A l'origine, il y avait un village nommé Caujac. Lors de la Guerre de Cent ans le village disparut et les habitants se regroupèrent alors autour du chateau de Savenès. l'église fut rebatie à l'emplacement de l'ancienne église de Caujac.
L'Histoire de Savenès fait partie intégrante de celle de Verdun, puisque le territoire de Verdun comprenait cette section. Ce n'est que le 4 juillet 1901, après bien des démêlés, que Savenès fut proclamé 'commune'.
En souvenir de son passé, Savenès, conserve trois châteaux privés : La Salle, Fourcaran  et Trauquebise. Le quatrième, celui d'Escufès, fut démoli en 1830.  

 


Eglise de L'assomption - XVème et XVIIème siècles
  
Église de style gothique méridional.

Maître-autel en marbre polychrome et lutrin classés en provenance de l'abbaye de Grandselve à Bouillac (XVIIIè siècle) / Bénitier en marbre rouge (XVIIIème siècle) / Banc de confrérie en bois (XVIIIème siècle) / Retable en bois doré peint (XVIIIème siècle).   

 

 

Château Lassalle - XVIIème siècle 
(Ne se visite pas - Possibilité d'y faire des réceptions) 

Cette maison a pour nom 'aula' qui signifie 'la salle'. elle est devenue depuis 1660 le chateau de Lassalle bâtie par Vital de Pézan. Cette bâtisse aux tourelles carrées a conservé ses anciennes douves, son pont et le grand portail donnant accès à la cour d'honneur.

Manoir De Fourcaran - XVIIème et XVIIIème siècles 
(Ne se visite pas) 

Daté de 1645, il a été bâti par Jean de Pézan, frère du précedent. Ce château appartenait à une grande famille toulousaine, les d'Arailh. Façade noble à 2 tours carrées avec crénelage et fronton circulaire. elle a subi un remaniement au XVIIIème siècle. Côté rue on peut observer à l'est du bâtiment, les communs, avec leurs deux pigeonniers 'Pied de mulet' , dont un se termine au niveau du premier étage par un bel  encorbellement.

La Chapelle Saint Fort

Datant de 1836, elle est dédiée à Saint Fort. A l'interieur: buste reliquaire en bois doré du début du XIXème siècle.

Fontaine d' Escufes

Autrefois lieu de rencontre, elle servait d'abreuvoir aux bestiaux, de vivier, et de bac pour les lessives. Elle avait un rôle important dans la gestion des eaux d'Escufes. La fontaine captait et canalisait l'eau par l'intermédiaire du bassin (environ 100 m2).  
 

 

SAINT-SARDOS

XIIe siècle, des moines bénédictins de l'abbaye de Sarlat (Périgord) fondèrent un prieuré en Gascogne orientale, au centre du plateau entre la Tessonne et le Lambon. Ils lui donnèrent le nom du saint patron de leur monastère : Sacerdos, évêque de Limoges (devenu Sardos). Le site entouré de ravins profonds, accentués aujourd'hui avec les lacs de Boulet (base de loisirs) et de Combecave, offrait une protection naturelle. 

Eglise de Saint-Sardos XIVe et XIXe

En 1900, l'église est partiellement reconstruite sur les bases anciennes, les murs sont surélevés pour recevoir une voûte gothique. Seul est resté dans sa forme primitive le clocher mur fortifié du XIVe siècle, classé Monument Historique. Sur la façade, une inscription en lettres onciales évoque le souvenir d'un chapelain mort en 1333. - Buste reliquaire de Saint-Sardos en bois doré (XVIIIe) - Statue  d'évêque en terre cuite (XIXe).

 

La Fontaine De Coymès 

(Prendre la D55 en direction de Montain, puis emprunter un chemin rural sur la droite indiquant 'd'Escancelles à Cayllol') Nichée au pied d'un bois, au bord d'un chemin communal, cette jolie fontaine avait autrefois la réputation d'offrir une eau aux vertus magiques pour les douleurs intestinales.


 

VERDUN-SUR-GARONNE
VERDUN, VILA TANT POULID

Verdun, ville si jolie!

S'élevant sur une verdoyante terrasse surplombant la rive gauche de la Garonne, cette ancienne ville fortifiée vous offre aujourd'hui un patrimoine architectural préservé, témoin d'un riche passé. 

La Seigneurie de Verdun

C'est au Xe siècle qu'est mentionné le premier Seigneur de Verdun : Forton-Guilhem. Les 'princes de Verdun' gouvernent au début un petit territoire appelé 'de Verdit' ou 'de Guarn', qui s'étendra par la suite en direction de la Gascogne. Après Guillaume de Verdun, dernier seigneur du lieu, la seigneurie entre dans le domaine direct des comtes de Toulouse.



Les armoiries

Les deux tours crénelées indiquent la fortification de la ville, et la croix, le rattachement du territoire de Verdun au Languedoc. Enfin les 3 fleurs de lys attestent que cette grande province était partie intégrante du domaine Royal (1271).

 

 

L'ancien port

On peut dire que Verdun est né de la Garonne. L'existence de son port, ou plutôt ses ports (car il y en a eu au moins deux sis en aval et en amont de la ville), nous est connue depuis le XIIe siècle. Le port d'escale, pour la navigation fluviale, est cité à cette époque comme étant le premier après Toulouse dans le sens de la descente. L'importance de ce port s'amenuisera dès la création du canal latéral, du pont et de la voie ferrée au milieu du XIXe siècle. 

Le Castrum ou la ville

Partie la plus ancienne de la cité, elle était surtout constituée de riches commerçants, notables et bourgeois dont les maisons avec jardins donnaient sur la Garonne. La tour de l'Horloge (XIV - XVIIème)
Cette ancienne porte de ville donne accès à l'artère principale de la cité. Construite en brique, elle comporte trois étages en torchis et colombage sur la façade Est. À l'Ouest, vous pouvez voir une horloge avec fronton (XVII ème).



La Halle (XVIIème)

Au coeur de la vieille ville, c'est le lieu d'échanges et de regroupements du peuple. Sa surface fut réduite de quelques mètres au XIXème siècle afin de construire un hotel de ville. Ainsi, elle arbore côté Nord (face à la mairie) une façade à fronton triangulaire de style néo-classique.

 

 

La Mairie

Elle  possède sur les trois façades six écussons de pierre où sont gravées les initiales de plusieurs artisans ayant participé à sa construction.

L'église Notre-Dame Saint-Michel XVIème siècle

Une première église, bâtie au XIIIème siècle par les moines de Mas-Grenier, fut ruinée lors de la guerre de Cent Ans et reconstruite au XVIème siècle dans le style gothique. Malgré un extérieur dépouillé et austère, vous serez frappé par les peintures polychromes de la voûte et des piliers exécutés par l'abbé Cheval en 1850; ainsi que par l'élégance de l'orgue de 1767, classé monument historique. Vous serez également surpris par l'originalité de sa conception avec sa double nef et ses cinq colonnes médianes de type jacobin.




Château dit 'de la Reine Margot'

La 'Villa Maria',construite au XIXèmé siècle doit son appelation locale à sa situation. En effet, elle est édifiée sur l'emplacement du château seigneurial, entièrement détruit durant les guerres de religions, qui, selon la tradition, aurait abrité la célèbre Reine Margot. Sa tour semble inspirée de celle du château de Castelnau de Levis, près d'Albi. C'est aussi dans ce lieu que se déroula en 1320 un épisode sanglant de l'histoire de Verdun : le massacre des juifs lors de la 'croisade' des Pastoureaux. Désormais Verdun figure dans toutes les encyclopédies du judaïsme parmi les lieux de mémoire où le peuple juif a souffert cruellement.

 

 

Chapelle De Boisville 

Au croisement de la chapelle St Jean, prendre à gauche, l'édifice surplombe la D26 en direction de Grenade.Selon la légende, son origine serait due à une statue de la Vierge que portèrent les mariniers du fleuve et qui désigna elle-même miraculeusement par trois fois la petite colline comme l'endroit où elle devait être vénérée.
La chapelle conserve des vestiges du XIIe siècle : moellons (pierres de petites tailles) jointoyés, gros blocs appareillés pour les plus anciens. Ruinée lors des Guerres de Religion, elle fut relevée vers le milieu du XVIIe.