Historiques des 9 communes
Le pays de Garonne et Gascogne regroupe les neuf communes suivantes:
| Aucamville | Beaupuy | Bouillac | Bourret | Comberouger | Mas Grenier | Savenes | Saint Sardos | Verdun sur Garonne |
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Au sud du canton, la commune d'Aucamville est arrosée par le Marguestaud et le ruisseau Saint-Pierre-de-Merdans, petits affluents de la Garonne. Une première agglomération se développa au XIe siècle, au niveau du cimetière actuel. Détruite lors de la guerre de Cent Ans, le site fut délaissé et un nouveau village, avec son église, s'implanta à environ 500 mètres plus au sud.
Edifice de style gothique méridional en brique, il se distingue par une belle nef de cinq travées voûtées d'ogives. Le portail occidental en arc brisé du XIIe siècle possède 4 chapiteaux de tradition romane ornés de monstres affrontés. Le clocher mur a été construit en 1830 après l'effondrement d'un clocher toulousain haut de 49 mètres.
Chapelle Saint-Jean - XVIIIe siècle
(direction D52 vers Verdun, la 2e à droite, passer le ruisseau du Marguestaud, au croisement chapelle sur la gauche) |
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Situé au XIe siècle à l'emplacement de l'actuelle chapelle du cimetière, le village fut transféré au XIVe siècle autour du château des seigneurs de Beaupuy, pour des raisons de sécurité. Construit sur un promontoire particulièrement agréable, il offre un très beau panorama sur la vallée de la Garonne.
Eglise Saint-Pierre - XVIIIe et XIXe siècle Ruinée pendant les guerres de Religion, elle fut rebâtie provisoirement au XVIIe siècle, puis reconstruite en 1865. Lutrin en bois et cuir de Cordoue (XVIIe) / Pieta en bois doré (XVIIe) Chapelle Du Cimetière - XVIIe La première chapelle construite au XIe siècle par les moines du Mas-Grenier, subsistera après le transfert de la paroisse jusqu'au XVIe siècle, période de sa destruction. Elle sera relevée au XVIIe assez pauvrement, en terre battue. Retable de style baroque en bois doré et peint (XVIIIe) / Tabernacle en bois doré décoré de l'Agneau Pascal (XVIIIe) / Banc d'église (XVIIe) / Balustrade de communion en bois (XVIIIe). |
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Un des plus grands ensembles monastiques de la Chrétienté s'est développé sur le territoire de Bouillac:
Abbaye Cistercienne de Grandselve Elle doit son nom à l'immense forêt 'Grandis Silva' au coeur de laquelle elle était située. Fondée en 1114 par Géraud de Sales, l'abbaye fut d'abord sous l'autorité de Cadouin en Périgord, puis en 1145 elle devint Cistercienne. Propriétaire d'immenses territoires (grâce aux dons), elle avait également une importante activité commerciale facilitée par son contrôle sur le port de Verdun-sur-Garonne.
Elle fonda en pariage avec le roi de France les Bastides de Beaumont-de-Lomagne (1279) et Grenade-sur-Garonne (1290). Créa le collège Saint-Bernard en 1281 dans le cadre de l'Université de Toulouse. Elle fut une des plus célèbres et des plus florissantes abbaye de tout le Midi. Le 21 août 1791, l'abbaye est vendue comme bien national et démantelée de 1793 à 1815. Seule la porterie sera épargnée. Pour plus d'informations:www.abbayedegrandselve.com
La porterie moderne remonterait à 1727. Une haute porte cochère, à présent murée, s'ouvrait dans le corps central, encadrée de deux ailes basses avec deux portes latérales. A ne pas manquer sur le site : un pigeonnier octogonal du XIXème siècle.
L'énorme clocher mur, classé Monument Historique, est certainement l'un des plus beaux du Tarn-et-Garonne avec ses 5 arcades garnies de cloches, chacune répartie en 3 niveaux. Il se termine avec un pignon triangulaire flanqué de pyramides.
7 reliquaires de vermeil du XIIIe, spécimen de l'art languedocien en matière d'orfèvrerie religieuse sont à découvrir à l'église Notre Dame de Bouillac. Les pièces de ce trésor sont fréquemment prêtées dans les principaux musées des plus grandes villes du monde : Rome, Tokyo, New-York, Paris, Vienne.... Elles sont exposées à l'intérieur d'une vitrine dans la chapelle de droite (Petit livret descriptif en vente à l'église). En bordure de la rue principale, près de l'église, également en provenance de Grandselve, une croix en fer forgé avec deux des instruments de la Passion. |
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Au XIIe siècle, la population était regroupée autour du château qui appartenait à une famille du nom de Bourret (Borella) ; il se situait alors sur le promontoire escarpé qui domine le fleuve. Le démantèlement du château au XVIIe siècle et l'incommodité du site provoquèrent le déplacement définitif du village. Eglise Sainte Croix XIXème siècle Bâtiment en brique de style néoclassique.Cuve baptismale en plomb (XIVe, classée Monument Historique) - Maître-autel de marbre blanc en forme de tombeau. Le Pont Suspendu sur la Garonne XXème siècle
Classé Monument Historique, il est construit de 1912 à 1914 selon le procédé 'Gisclard' (2 ponts en France), il mesure 173 mètres de long. Le premier pont, édifié de 1837 à 1839, fut appelé 'Clé d'Espagne' car cette voie conduisait vers la péninsule ibérique.
Chapelle Notre-Dame des Gabachous XIXème siècle En Gascogne, les Gabachous désignaient les non gascons. Une légende attribue à Saint-Bernard la fondation de cette chapelle. Le premier édifice aurait été construit sur le plateau par les laboureurs.
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D'où vient le nom de Comberouger ?
De 1893 à 1908, l'école de Comberouger aura la chance d'accueillir un des plus importants écrivains de langue d'oc, poète et prosateur, fondateur de l'occitanisme : Antonin Perbosc (1861-1944), qui fera recueillir par les enfants les très beaux contes du Lambon (Contes de Gascogne par Suzanne Cézerac édition 1954). Eglise Saint-Barthelemy - XIXe Edifice de style néogothique. Cuve baptismale (XVIIe)
Maison à Arcades - XIXe |
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A l'origine, il y avait un village nommé Caujac. Lors de la Guerre de Cent ans le village disparut et les habitants se regroupèrent alors autour du chateau de Savenès. l'église fut rebatie à l'emplacement de l'ancienne église de Caujac.
Maître-autel en marbre polychrome et lutrin classés en provenance de l'abbaye de Grandselve à Bouillac (XVIIIè siècle) / Bénitier en marbre rouge (XVIIIème siècle) / Banc de confrérie en bois (XVIIIème siècle) / Retable en bois doré peint (XVIIIème siècle).
Château Lassalle - XVIIème siècle Cette maison a pour nom 'aula' qui signifie 'la salle'. elle est devenue depuis 1660 le chateau de Lassalle bâtie par Vital de Pézan. Cette bâtisse aux tourelles carrées a conservé ses anciennes douves, son pont et le grand portail donnant accès à la cour d'honneur.
Manoir De Fourcaran - XVIIème et XVIIIème siècles Daté de 1645, il a été bâti par Jean de Pézan, frère du précedent. Ce château appartenait à une grande famille toulousaine, les d'Arailh. Façade noble à 2 tours carrées avec crénelage et fronton circulaire. elle a subi un remaniement au XVIIIème siècle. Côté rue on peut observer à l'est du bâtiment, les communs, avec leurs deux pigeonniers 'Pied de mulet' , dont un se termine au niveau du premier étage par un bel encorbellement. La Chapelle Saint Fort Datant de 1836, elle est dédiée à Saint Fort. A l'interieur: buste reliquaire en bois doré du début du XIXème siècle. Fontaine d' Escufes
Autrefois lieu de rencontre, elle servait d'abreuvoir aux bestiaux, de vivier, et de bac pour les lessives. Elle avait un rôle important dans la gestion des eaux d'Escufes. La fontaine captait et canalisait l'eau par l'intermédiaire du bassin (environ 100 m2). |
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XIIe siècle, des moines bénédictins de l'abbaye de Sarlat (Périgord) fondèrent un prieuré en Gascogne orientale, au centre du plateau entre la Tessonne et le Lambon. Ils lui donnèrent le nom du saint patron de leur monastère : Sacerdos, évêque de Limoges (devenu Sardos). Le site entouré de ravins profonds, accentués aujourd'hui avec les lacs de Boulet (base de loisirs) et de Combecave, offrait une protection naturelle. Eglise de Saint-Sardos XIVe et XIXe En 1900, l'église est partiellement reconstruite sur les bases anciennes, les murs sont surélevés pour recevoir une voûte gothique. Seul est resté dans sa forme primitive le clocher mur fortifié du XIVe siècle, classé Monument Historique. Sur la façade, une inscription en lettres onciales évoque le souvenir d'un chapelain mort en 1333. - Buste reliquaire de Saint-Sardos en bois doré (XVIIIe) - Statue d'évêque en terre cuite (XIXe).
La Fontaine De Coymès (Prendre la D55 en direction de Montain, puis emprunter un chemin rural sur la droite indiquant 'd'Escancelles à Cayllol') Nichée au pied d'un bois, au bord d'un chemin communal, cette jolie fontaine avait autrefois la réputation d'offrir une eau aux vertus magiques pour les douleurs intestinales. |












Le nom gascon de Combaroger, prononcé 'coumborouger' fut attesté par le Pape Innocent II en 1142. Cette grange monastique bâtie par les moines de l'abbaye voisine servit à entreposer les récoltes. Une population nouvelle se constitua, attirée par les offres de travail. Ainsi naquit le village ! Officialisé en 1282, il peut se prévaloir d'un titre de gloire original : ce fut la seule grange de Grandselve à être devenue une bastide.
Légende locale

La commune de Mas-Grenier, appelée aussi jusqu'au XIXe Mas-Garnier, Mas de la Cour ou Mas de Verdun, doit son origine à une abbaye bénédictine dédiée à Saint Pierre, fondée au Moyen Age. Elle devint avec la Réforme une des huit places de sûreté accordées aux Protestants de France par le roi Henri III. Le culte catholique fut rétabli en 1600. 









